Communiqué du 23 mai 2011 AGAQ 2.0
Communiqué de Presse 2010-08-03
Décision de Transports Canada
Québec, le 27 mars 2003 - Nouveau coup dur pour la seule base francophone chez Air Canada Jazz - La présence d'Air Canada Jazz à Québec subit une importante saignée. La décision annoncée aujourd'hui par la Société de transférer à Montréal la base d'entretien aura comme conséquence une perte économique indéniable, perte qui interpelle tous les décideurs régionaux. Cette ponction communiquée au personnel touché par cette mesure se traduira en effet par un manque à gagner annuel de 5 millions $ si on inclut la perte d'emplois déjà annoncée en février au niveau du personnel naviguant technique (pilotes).
En effet, rappelons simplement qu'en février dernier la compagnie annonçait des coupures de 32 pilotes à Québec, soit 25,6% de l'effectif local à compter de l'été prochain.
Le Québec (Québec et Montréal) subira alors 18,1% des coupures dans cette catégorie d'emplois alors que cette diminution ne sera que de 10,5% en Colombie Britannique, 6,5% à Halifax et 9,1% en Ontario.
Il va s'en dire que l'Association des Gens de l'Air du Québec (AGAQ) réagit avec inquiétude à ce nouveau rétrécissement de la présence francophone dans la région de la Capitale nationale. D'autant plus qu'il s'agit d'un croc-en-jambe aux organismes régionaux qui s'efforcent avec ténacité de redonner une plus grande vitalité à l'aéroport de Québec.
Pour ce qui est des coupures au niveau de l'entretien des aéronefs, sur 60 postes, seulement 8 techniciens resteront à Québec. Selon nos sources, 30 postes seulement seront créés à Montréal. Qu'adviendra-t-il aux 22 autres postes? Comparativement, la base de London, Ont. qui compte 35 employés d'entretien, 8 resteront sur place et toujours selon nos sources, le reste des employés sera transféré à Toronto. Toute proportion gardée, on observe encore une fois la même constante : le Québec est le plus durement touché.
Ce n'est pas la première fois, est-il besoin de le rappeler, que l'AQAQ pose un tel constat. Nous profitons de l'occasion pour rappeler à M. Claude Drouin, secrétaire d'État de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, ses devoirs à l'égard de la région de Québec. Nous espérons qu'il interviendra d'une façon plus énergique que par le passé lorsqu'il était membre du Comité des transports à Ottawa.
Enfin, cette nouvelle coupure d'effectif à Québec intervient au moment où le gouvernement canadien songe à verser des millions de dollars pour renflouer les coffres d'Air Canada.
Pointe-Claire, le 25 octobre 2001 - Décès
du commandant Wilfrid Allard, le Prix Roger-Demers 1987 -
Pionnier de l'aviation canadienne, pilote de Québécair
et patrouilleur des glaces dans l'arctique, membre de longue date
des Gens de l'air et récipiendaire du Prix Roger-Demers
1987, commandant Wilfrid Allard nous a quitté ce matin.
Il laisse dans le deuil ses fils Michel et Jean, tous deux commandants
à Air Canada. Le commandant Allard sera exposé au
Salon funéraire Collins Clark à Pointe-Claire. Le
service funéraire aura lieu en l'église St-Joachin,
dans le vieux village de Pointe-Claire, lundi le 29 octobre à
13 heures.
Salon funéraire Collins Clark
222 Autoroute 20, Pointe-Claire
Sortie 49 "Cartier", à l'ouest du boul. St-Jean
Tél: (514) 483-1870.
Samedi le 27 octobre de 14h00 à 16h00 et de 19h00 à
21h00
Dimanche le 28 octobre de 14h00 à 21h00
Lundi de 10h00 à 13h00
OTTAWA, le 25 septembre 2001 - Rapport
annuel de la Commissaire aux langues officielles: Le bon discours,
passons maintenant à l'action! - La Commissaire
aux langues officielles, madame Dyane Adam, a déposé
son rapport annuel 2000-2001 au Parlement aujourd'hui. Cette année,
la Commissaire porte une attention particulière à
la performance linguistique d'Air Canada.
La Société a souvent remporté la palme du
plus grand nombre de plaintes portées contre une institution
pour des manquements à la Loi. De toute évidence,
la politique canadienne des langues officielles ne semble pas
figurer au nombre des priorités des dirigeants d'Air Canada. Madame Adam invite la Société
à modifier son attitude et à mettre en place une
stratégie rigoureuse pour renforcer et mieux gérer
le programme des langues officielles, tant en ce qui regarde le
service au public que ses opérations internes. Lire
le Rapport annuel
Les Gens de l'air du Québec devant le Sénat aujourd'hui
QUEBEC, le 5 juin 2000 - Fort de l'appui unanime de l'Assemblée nationale, le président Serge Martel déposera un mémoire en fin d'après-midi au Sénat. Cette démarche cruciale vise des amendements au projet de Loi sur les langues officielles, qui dans son libellé actuel fait en sorte de légaliser une situation discriminatoire qui perdure depuis un quart de siècle à l'endroit des francophones qui oeuvrent dans l'industrie du transport aérien au Canada. Les représentations devant le Comité sénatoriale permanent des Transports et des Communications, présidé par la sénatrice Lise Bacon, constitue l'ultime tentative pour les Gens de l'Air du Québec de faire modifier le projet de loi C-26. Dans sa forme actuelle, celui-ci permet à la nouvelle Air Canada de se soustraire aux portées de la Loi sur les langues officielles ayant trait à la langue du travail et à la participation équitable des Canadiens d'expressions anglaise et française.
"Nous allons demander aux sénateurs et sénatrices
d'écouter la voix des 7 millions de Québécois
au Canada", a mentionné le président de
l'AGAQ. Serge Martel invitera aussi les membres du Sénat
à inclure ce respect des francophones dans la Loi, a-t-il
fait valoir, avec dates et citations percutantes, puisque Air
Canada a maintes fois exprimé des intentions louables
à la Chambre des communes et au Sénat sans qu'elles
se traduisent par des gestes concrets.
Le président de l'AGAQ a aussi rappelé quelques éléments:
1) le nombre total des employés francophones est au
même niveau qu'en
1978, soit 17 % et qu'en plus, malgré les engagements maintes
fois
répétés par la société, le
pourcentage de pilotes francophones stagne
toujours à 15,8 %.
2) Seulement 9 % des postes disponibles dans l'organigramme
des
opérations aériennes d'Air Canada, (6/66) sont occupés
par des
francophones.
3) En 1998, la Commissaire aux langues officielles a reçu
252 plaintes
contre Air Canada comparativement à 7 chez Via Rail et
94 à la Société
canadienne des postes.
Outre l'appui unanime des membres de l'Assemblée nationale, Serge Martel a aussi fait valoir aux membres du Sénat l'exemple de la Belgique où la répartition linguistique du personnel est conforme au profil démographique de la Belgique, soit 55 % de néerlandophones et 45 % de francophones.
"Les francophones du monde aéronautique du Canada ne demandent pas de faveur particulière: juste l'équité et le respect enchâssés dans une loi", conclut le président de l'AGAQ.
Appui unanime de l'Assemblée
nationale -
Une voix unie du Québec appréciée par les
Gens de l'Air du Québec
QUEBEC, le 26 mai 2000 - Le président de l'Association des Gens de l'Air du Québec, Serge Martel, a tenu à souligner l'extraordinaire solidarité et la célérité avec laquelle les membres de l'Assemblée nationale du Québec ont fait preuve, ce matin, en adoptant unanimement une motion sans préavis incitant le gouvernement fédéral à prendre les moyens nécessaires pour rétablir le respect et l'équilibre linguistique dans les transports aériens.
"Je remercie celui qui a proposé cette motion, le critique du Parti libéral du Québec en matière de transports, le député de l'Acadie, M. Yvan Bordeleau et d'avoir permis, avec l'accord du Leader parlementaire du gouvernement, M. Jacques Brassard, que le Québec puisse parler de manière unanime au nom des 7 millions de francophones du Canada", a précisé le président de l'AGAQ.
Selon Serge Martel, cette voix unique et forte en provenance du Québec devrait faire réfléchir le gouvernement fédéral et inciter les membres du Sénat canadien à apporter des amendements au projet de loi C-26, afin que les compagnies aériennes soient tenues de se conformer à la Loi sur les langues officielles.
"Je constate avec bonheur que les membres de l'Assemblée nationale ont transcendé les lignes de parti devant l'importance, pour les francophones, d'avoir accès à la diversité des emplois dans le milieu de l'aviation et de participer activement à l'expertise de l'industrie de l'aéronautique au Québec", ajoute le président de l'AGAQ.
Au ministre des Transports, M. Guy Chevrette, qui se propose
de rencontrer sous peu les dirigeants d'Air Canada, Serge Martel
tient à lui garantir, au besoin, une pleine et entière
collaboration des membres de l'Association des gens de l'air du
Québec. La résolution unanime de l'Assemblée
nationale se lit comme suit :
"Compte tenu de l'existence de la Loi sur les langues
officielles, du nombre croissant de plaintes déposées
devant le Commissariat aux langues officielles et de la volonté
bien légitime de conserver et de développer, au
Québec, les emplois et l'expertise déjà reconnus
dans le secteur aéronautique, l'Assemblée nationale
du Québec incite le gouvernement fédéral
à prendre, dans le cadre du projet de loi C-26, les moyens
nécessaires pour permettre dans le transport aérien
au Canada le respect de l'équilibre linguistique, représentatif
de la réalité canadienne à la fois au plan
de l'usage et des services à la clientèle, de même
qu'une absence de discrimination systémique en matière
d'embauche."
Air Canada et Ottawa pointés
du doigt par
l'Association des Gens de l'Air du Québec
QUEBEC, le 25 mai 2000 - "Si nous voulons que nos enfants puissent encore piloter en français, c'est aujourd'hui qu'il faut agir". Vingt-cinq ans après la bataille du français dans les airs, l'Association des Gens de l'Air du Québec (AGAQ) est dans l'obligation morale et juridique de reprendre le flambeau devant le recul du fait français et de l'économie québécoise dans le transport aérien.
"En dévoilant aujourd'hui le contenu d'une lettre d'appui d'un haut dirigeant d'Air Canada à un collègue d'Air France le félicitant d'imposer l'anglais à l'aéroport Charles-de-Gaulle, nous voulons simplement illustrer le mépris d'Air Canada envers les francophones tant par ses attitudes que par ses gestes", a mentionné le président de l'AGAQ, Serge Martel.
Ce mépris d'Air Canada s'appuie sur le fait que le nombre total des employés francophones est au même niveau qu'en 1978, soit 17% et qu'en plus, malgré les engagements maintes fois répétés par la société, le pourcentage de pilotes francophones stagne toujours à 15,8%.
En 1986, Air Canada employait 22 000 personnes, dont 8 500 personnes au Québec. Aujourd'hui, le personnel totalise 22 817 personnes contre seulement 6 984 dans la Belle Province, soit une perte de 1 500 emplois. Au-delà de ces emplois, l'AGAQ fait valoir que Montréal a également perdu son centre d'entraînement et de formation au profit de Toronto, en dépit de l'engagement d'Air Canada "d'installer des simulateurs également entre Montréal et Toronto".
"Cette situation, constate Serge Martel, n'est peut-être pas étrangère au fait que seulement 9% des postes disponibles dans l'organigramme des opérations aériennes d'Air Canada, (6/66) soient occupés par des francophones".
D'ailleurs, l'AGAQ a aussi rendu public aujourd'hui le fait qu'elle avait porté plainte auprès de la Commissaire aux langues officielles, relativement au non respect de la partie VI de la Loi (proportion équitable) par Air Canada. Le président de l'AGAQ persiste à croire dans l'intervention de la Commissaire, bien qu'en 1998, elle ait reçu 252 plaintes contre Air Canada comparativement à 7 chez Via Rail et 94 à la Société canadienne des postes.
Comme si ce déni des francophones n'était pas suffisant, le gouvernement fédéral a déjà adopté en troisième lecture le projet de loi C-26 qui permettra aux filiales d'Air Canada, c'est-à-dire Canadien International et les transporteurs régionaux, de se soustraire aux portées de la Loi sur les langues officielles ayant trait à la langue de travail et à la participation équitable des Canadiens d'expressions anglaise et française.
UN EXEMPLE REUSSI: LA BELGIQUE
C'est pourquoi le président de l'AGAQ a publiquement demandé aujourd'hui l'intervention d'urgence de plusieurs acteurs. "Nous demandons à la Commissaire aux langues officielles de faire diligence; nous demandons aux membres du Sénat (où siège l'ex-avocat de l'AGAQ, le sénateur Serge Joyal) de modifier le projet de Loi C-26 et, en plus, que les membres de l'Assemblée nationale fassent l'unanimité, comme en 1976, pour appuyer les Gens de l'Air dans leur démarche".
"L'AGAQ qui a mené la bataille du français dans les airs se retrouve aujourd'hui à demander le simple respect de la Loi sur les langues officielles et l'élémentaire respect du fait français dans le transport aérien (langue de travail et équité)".
Pour bien montrer que ce respect et cette cohabitation sont possibles, Serge Martel a fait valoir l'exemple de la Belgique où la répartition linguistique du personnel est conforme à la répartition des emplois, soit 55% néerlandophones et 45% francophones. "Même s'il n'y a plus de législation touchant l'emploi des langues, voici la preuve que l'esprit commercial et le bon sens sont d'application pour respecter les équilibres", note M. Martel.
Pour conclure, le président de l'AGAQ a cité le juge Michel Bastarache dans son ouvrage "Les droits linguistiques au Canada: "Les droits linguistiques doivent nécessairement faire l'objet de garanties juridiques. Ces garanties existent uniquement en fonction de leur reconnaissance légale découlant d'un texte constitutionnel ou législatif, d'une résolution ou d'une coutume bien établie."
QUEBEC, le 24 mai 2000 - Le président de l'Association des Gens de l'Air du Québec, Serge Martel, convie les représentants des médias à une rencontre de presse. Jeudi, le 25 mai 2000 à 14 heures à l'Auberge Radisson/Gouverneurs (face au Parlement) 690, boul. René-Lévesque Est, Québec, Salle Brébeuf/Kent.
A cette occasion, M. Martel expliquera pourquoi l'Assemblée nationale doit intervenir unanimement, comme il y a 25 ans. Loin de s'être améliorée, la situation des pilotes francophones s'est aggravée, de nombreux emplois ainsi que le centre d'entraînement ont été perdus à Montréal au profit de Toronto et les fusions des transporteurs n'augurent rien de bon pour que cesse le mépris envers les pilotes francophones. Il sera aussi question de la décision d'Air France de surseoir à l'anglais. Le Commandant Jean-Marie Dany, d'Air France, qui est bien au fait des tenants et aboutissants de cet épisode, participera aussi à cette rencontre, à titre d'observateur intéressé.